La Logitech G Pro X Superlight 2 aborde sa quatrième saison sur le circuit et refuse de vieillir : un firmware gratuit a porté son capteur HERO 2 à 44 000 DPI et son polling à 8 000 Hz sans fil, pendant que son prix glissait sous les 140 €. Ce test ne sort pas d’un labo maison : il recoupe les specs officielles Logitech, les mesures publiées par RTINGS, TechRadar, Tom’s Guide et TechPowerUp, et les relevés d’usage pro de ProSettings, tous consultés le 11 août 2026. La question qui structure ces lignes : que vaut la doyenne face à la G Pro X2 Superstrike, sa cadette haptique vendue 40 € de plus ?
Ce que la Superlight 2 propose en 2026
Lancée en septembre 2023, la Superlight 2 reprend la forme ambidextre à cinq boutons qui a fait la réputation de la lignée, dans une coque pleine de 60 grammes, sans nid d’abeille ni fioriture RGB. Le capteur HERO 2 encaisse 888 IPS de vitesse de suivi et 88 G d’accélération, et les clics reposent sur des switchs LIGHTFORCE, un hybride optique-mécanique qui combine la vitesse de l’optique et le retour franc du mécanique. La charge passe en USB-C, la compatibilité PowerPlay autorise la recharge par le tapis, et Logitech annonce 95 heures d’autonomie à 1 000 Hz.
Le point qui change la donne en 2026, c’est la mise à jour de firmware déployée par Logitech : la souris, limitée à 32 000 DPI et 2 000 Hz à sa sortie, grimpe depuis à 44 000 DPI et à un vrai 8 000 Hz sans fil, sans dongle additionnel payant. Si tu te demandes ce que ce chiffre change en jeu, notre dossier sur le polling à 8 000 Hz détaille les gains réels et les cas où mieux vaut rester à 1 000 Hz. Retiens la contrepartie : d’après les mesures de TechPowerUp, l’autonomie tombe autour de 19 à 20 heures une fois le curseur poussé au maximum.
Ce qu’en dit la presse spécialisée
RTINGS classe la Superlight 2 parmi les meilleures souris de jeu passées dans son labo, avec une note de 9,4 sur 10 en usage gaming, portée par une latence de clic parmi les plus basses mesurées et un suivi de capteur sans reproche. TechRadar salue le trio poids, performance, autonomie, tout en pointant un tarif de lancement élevé. Tom’s Guide va plus loin et la décrit comme la souris de jeu qu’il attendait, sobre et constante du premier au dernier clic.
TechPowerUp, qui a repris son banc d’essai après la mise à jour, mesure une centaine d’heures d’autonomie à 1 000 Hz, au-dessus de la promesse officielle, et confirme que le mode 8 000 Hz fonctionne sans câble ni accessoire. Les critiques convergent sur deux réserves : une molette basique pour le prix, et des patins d’origine au glide moyen sur certaines surfaces. Rien de rédhibitoire : des mouse skates tiers se posent en cinq minutes et corrigent le second point pour une dizaine d’euros.
Face à la G Pro X2 Superstrike : deux philosophies
La Superstrike, arrivée en février 2026 à 179,99 €, partage l’essentiel de son ADN avec la Superlight 2 : même capteur HERO 2 à 44 000 DPI, même liaison Lightspeed poussée à 8 000 Hz, même famille de formes. Tout se joue sur les clics. Là où la Superlight 2 garde des switchs physiques, la Superstrike passe à un système haptique à induction, sans pièce mobile, avec point d’activation réglable et rapid trigger. Notre test de la G Pro X2 Superstrike décortique cette bascule en détail.
Sur le papier comme en main, les écarts réels tiennent en quatre lignes :
- clics : haptiques et réglables sur la Superstrike, LIGHTFORCE éprouvés sur la Superlight 2 ;
- poids : 65 grammes contre 60, avantage à l’aînée ;
- autonomie annoncée : 90 heures contre 95, match nul à l’usage ;
- prix : 179,99 € contre 139,95 € constatés en août 2026, soit 40 € d’écart.
À qui va quoi ? Si le rapid trigger et le réglage fin du point d’activation te parlent, la Superstrike justifie son ticket d’entrée, et notre duel entre la Superstrike et la Razer Viper V4 Pro montre qu’elle tient tête au meilleur de la concurrence. Si tu cherches la valeur sûre au meilleur rapport qualité-prix de la gamme, la Superlight 2 conserve l’avantage, avec cinq grammes de moins sous la paume et un billet de 40 € qui reste dans ta poche.
Et chez les pros ? La forme Superlight règne encore
Le suivi de ProSettings, qui recense 2 401 joueurs professionnels en août 2026, place la Superlight 2 en tête de tout le circuit : 296 pros l’utilisent, soit 12,3 % du panel. La Razer Viper V3 Pro la talonne à 293 joueurs, devant la Superlight première du nom, toujours en main chez 226 pros trois ans après l’arrivée de sa remplaçante. Les nouvelles venues poussent fort, avec 201 joueurs sur Viper V4 Pro et 173 sur Superstrike, mais aucune n’a encore délogé la doyenne. Une souris de trois ans qui domine toujours un panel de cette taille, le circuit n’en compte pas deux.
Le duel de fond oppose donc la coque Superlight de Logitech à la Viper de Razer, dont la V3 Pro descend à 54 grammes. Entre ces deux gabarits, la fiche technique départage peu : capteurs au plafond, latences imperceptibles, autonomies comparables. Le choix tient à ta morphologie et à ta prise en main, et notre guide pour choisir ta souris CS2 selon ton style de jeu t’aide à trancher entre paume, griffe et bout des doigts avant de sortir la carte bleue.
Verdict : la référence a baissé son prix, pas sa garde
Lancée à 159,99 €, la Superlight 2 s’affiche à 139,95 € en coloris noir chez LDLC à la date de ce test, et son dérivé ergonomique DEX, réservé aux droitiers, descend sous les 120 € chez certains marchands d’après idealo. À ce tarif, elle aligne le même capteur et le même polling que la Superstrike pour 40 € de moins, avec trois ans de circuit dans les pattes et la première place chez les pros en guise de caution.
Notre recoupement aboutit à une conclusion nette : en 2026, la Superlight 2 n’est plus la souris la plus innovante de Logitech, c’est la plus rationnelle. La Superstrike la dépasse sur les clics et leurs réglages, la Viper V3 Pro sur la balance, mais aucune ne combine son prix, son poids et son capital de confiance. Si ton budget plafonne à 150 €, fonce sur elle et investis la différence dans de bons patins. Si les clics haptiques te font de l’œil, relis notre test de la Superstrike avant de payer l’écart : c’est le seul terrain où la doyenne a trouvé plus forte qu’elle.